faire reculer quelqu'un

/fɛʁ ʁ(ə)ky.le kɛl.kœ̃/
faire céder

Son attitude agressive a fait reculer son adversaire.

Son comportement autoritaire a forcé l'autre à abandonner ou à céder.


formel

Amener quelqu'un à céder, à abandonner une position ou une résistance sous la pression ou l'intimidation.

Les négociations ont permis de faire reculer l'entreprise sur ses revendications excessives.

Les discussions ont conduit l'entreprise à abandonner ses demandes trop élevées.

La menace de grève a fait reculer le gouvernement sur la réforme.

La perspective de la grève a poussé le gouvernement à renoncer à la réforme.

Cette expression implique souvent une dynamique de pouvoir ou de confrontation où l'une des parties impose sa volonté à l'autre.

Collocations

faire reculer quelqu'un dans ses retranchementsforcer quelqu'un à adopter une position encore plus rigide ou défensive.faire reculer quelqu'un d'un pasfaire hésiter quelqu'un ou le faire renoncer à une action envisagée.

Expressions liées

mettre quelqu'un en position de faiblesseexpression
créer un déséquilibre de pouvoir en faveur de soi-même.
faire plier l'adversaireexpression
forcer l'autre à abandonner sa position sous la pression.

Conseil pro

Contexte d'utilisation

Utilisez 'faire reculer quelqu'un' pour décrire une situation où une personne ou un groupe est contraint d'abandonner une position sous la pression, la menace ou la négociation. Évitez dans un contexte amical ou neutre.

Règle d'or

Différence avec 'faire reculer' seul

'Faire reculer quelqu'un' implique une action intentionnelle envers une personne spécifique, tandis que 'faire reculer' seul peut désigner un mouvement physique ou une régression générale (ex: 'La crise a fait reculer l'économie').

Origine du mot

L'expression repose sur le verbe 'reculer' (aller en arrière) et le pronom 'quelqu'un'. Elle combine l'idée de mouvement physique (reculer) avec une métaphore de recul stratégique ou psychologique dans un contexte de confrontation. Le sens figuré s'est développé au XIXe siècle, notamment dans les domaines militaire et politique.

Notes d'usage

Cette expression est courante dans les contextes de négociation, de conflit ou de rapport de force. Elle suggère une action unilatérale où une partie impose sa volonté à l'autre. À ne pas confondre avec 'faire reculer le temps' (remonter dans le passé) ou 'faire reculer les limites' (étendre les possibilités).

Décomposition du mot

faire
verbe causatif indiquant une action imposée
verbe
+
reculer
aller en arrière, céder du terrain
verbe
+
quelqu'un
pronom indéfini désignant une personne ou un groupe
pronom
Dictionnaire Français